11 Sep
11Sep

21 août 2022 ;           


Cette nuit-là, ça devait être une chouette soirée, entourée de mes amies pour ma dernière fête avant que je prenne le boulot, j’avais enfin trouver ma voie, le bon chemin, j’avais guérie de mon passé qui autrefois me torturais.

Mais rien ne prévoyais ce qui allait m’arriver, l’après-midi, j’ai bu, j’ai fumer des joint, dont la couleur me paraissait étrange, peut-être parce que c’était un mélange, en rentrant chez ma copine, je décide de prendre mes anxiolytiques, ce qui feras en plus de l’alcool que je boirais durant la soirée comme si on m’avait donnée du GHB, la drogue du viol.          

J’ai perdue plus d’une heures de ma mémoire et aujourd’hui trois semaines après les faits, je ne me souviens toujours pas de ce que j’ai fait ou dis dans la boîte de nuit, mais le reste est ancrée dans ma mémoire pour toujours.          

Pendant une demi-heure, je n’ai pas quittée les toilettes, je vomissais et c’était de pire en pire, je sentais le malaise venir, c’était horrible et insupportable, alors j’ouvre la porte du cabinet ou je suis assise au sol, je demande à une fille de m’amener un vigil, mais au lieu d’un des vigil que je connais bien, elle m’apporte ; Dan.          

Nous avions convenu quelques heures plus tôt, qu’il me ramènerais chez moi, je lui avait préciser sans arrières pensées et il m’avait promis de juste me ramener, je lui faisait une confiance aveugle, comme à tous les hommes que j’ai connu avant.          

Il me sort des toilettes, m’amène à l’accueil, je reprends mon sac qui était au vestiaire, et nous partons, il me met dans la voiture et je m’attache, je ne me souviens pas que l’on ait parlé, je me rappelle avoir dit que j’avais encore envie de vomir, alors il masse mon thorax, puis à un moment, ne supportant pas qu’il me touche, je préfère regarder dehors, les lumière, la nature, et puis je vois que ma poitrine est sortie de mon soutien-gorge, il à sa main sur ma cuisse, je commence à somnoler et je ne réagis pas.          

D’un coup il s’arrête, à un endroit qu’au début j’ai eu du mal à identifier aux enquêteurs, il me dis d’aller à l’arrière et il m’a dit « tu verras, tout ira mieux après ».          

Je le suit, pensant qu’il allait me laisser me reposer, mais en réalité ça n’était pas dans ses plans.          

Il commence par me retirer de force mon soutien-gorge, en tentant de retirer ma culotte après m’avoir touchée le vagin, découvre que je portais une serviette hygiénique, il me demande pourquoi je l’a portais, je lui explique que c’est pour éviter qu’un homme couche avec moi, car jusqu’à présent, ça fonctionnais.          

Il me demande de retirer ma culotte, je réagi pas, il me dis de me dépêcher, je l’enlève et là, il continue de me toucher, il reitre son pantalon et son caleçon, et me demande de lui faire une fellation, je m’y refuse, je n’en ai pas envie, j’ai tellement la gerbe, mais il insiste, je fini par le faire, sans aucune envies.          

Ensuite, il monte sur moi, il n’as pas mis de préservatif et me pénètre, c’est douloureux, mais je ne dis rien, j’ai aucune réaction, comme si j’étais bloquée, il me bouscule dans tous les sens, je glisse, je tombe dans la voiture, ne tenant pas debout, à cause de l’alcool, des joints et de mes médicaments, il me met sur lui, et me secoue pour que je le chevauche, il me pousse sur la banquette, j’ai la tête dans le vide, je sais pas quoi faire, je me sens si mal, j’espérais qu’il arrêterais de me toucher si je m’endormais et puis,  c’est devenu l’enfer…          

Il à commencer à introduire un de ses doigts dans mon anus, la douleur m’a comme réveillée, je lui ai demandée d’arrêter, mais il ne m’as pas écouté, et m’as dit, ne t’en fais pas tout ira mieux, et c’est ensuite, qu’il m’a dit de me courber, et à commencer à me sodomiser, je lui disait de s’arrêter, que j’avais mal, que j’aimais pas ça, je hurlais, c’était de la torture, je pensais qu’il irais pas jusqu’au bout, mais il a forcé l’entrée de mon anus, jusqu’à ce que son sexe rentre entièrement et fasse quelques vas-et-viens, dès que je me redressait, il me mettais des coups dans le dos, pour que je reste courber, après plus de vingt minutes de sodomie forcée, il se termine dans mon vagin.          

Il me dis de me rhabiller et de me remettre devant et qu’il allait me ramener chez moi, il m’a dit : 

  • Ça va mieux ?

 Je lui réponds : 

  • Non, j’ai mal à mes fesses.

 Il se mis à rire en disant que je venais de me prendre 20cm, ce sont ces mots, des mots qui sont encrée dans ma mémoire pour l’éternité. Je rentre chez moi et j’essaie d’expliquer à ma mère ce qu’il m’est arrivée, mais étant ivre tout ce que j’ai pu lui dire n’avait aucun sens, je me couche et dort. Le lendemain matin, j’écris à mes copines en leurs disant qu’il m’est arrivée quelque chose de grave, que je pense avoir été victime d’un viol, elles me conseilles d’aller porter plainte. 

Alors, j’appelle la gendarmerie afin de signaler mon viol, dans le début de l’après-midi, ils viennent m’interroger dans ma chambre, et m’emmène au commissariat puis à l’hôpital, je fais des examens extrêmement douloureux, prises de sang, le médecin me donne plusieurs médicaments à prendre contre les infections ; IST, MST, VIH, et la pilule du lendemain, que je prendrais en rentrant chez moi. Après les examens effectués, les gendarmes prennent mes sous-vêtements et les mettent sous scellés, ainsi que ma robe que je leurs avaient donner chez moi. 

Ensuite une infirmière me donne une brassière pour que je ne parte pas sans rien. Nous retournons au commissariat, afin que je finisse ma déposition, ils appellent ça, une audition, je suis face à une femme, c’est plus facile pour parler, je lui raconte mon passé, je ne néglige rien, aucun détails, ils savent tout ce qu’il y a à savoir sur moi, mon mym, mes plan cul, mes tentatives de suicide, tout. Mon audition ce termine à 23:05, mes parents viennent me chercher, mon père était à son boulot et ne savait pas ce qu’il m’était arriver, à la maison ils ont été contraint de tout lui dire, il est en colère contre moi, contre l’homme qui m’a violée. Deux semaines plus tard, je vois la psychologue pour l’enquête, qui va remettre tout ce que je lui ai confiée au magistrat et au procureur en charge de ma plainte, elle dis que je suis en choc post-traumatique et elle as raison, je le sait, je le sent, je suis meurtrie. Je ne sors plus, je ne vis plus, mon âme est noire et mon cœur est blessée tout comme mon honneur a été également bafouée. Ce témoignage est écrit pour aider d’autres victimes de viol à ne pas se sentir seule, à croire qu’il y a un après l’agression et qu’on peut survivre, je suis encore mal, pas totalement guérie et avec une farouche envie de me faire du mal, mais je me bat contre mes démons, je n’ai plus qu’à attendre le verdict des personnes en charge de mon enquête. Merci de m’avoir lu. 


Elodie F. BOURGEOIS, 

Marquise de Bourbon,

Victime de viol. 

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